Synthèse et mise-à-l’échelle de brais synthétiques biosourcés pour décarboner l’industrie canadienne et québécoise de l’aluminium
COÛT DU PROJET:
CONTRIBUTION DE PRIMA:
DÉTAILS DU PROJET:
La production industrielle d’aluminium est réalisée par le procédé Hall-Héroult à base d’anode de carbone consommable. Pour produire une tonne d’aluminium, ~400 kg d’anode de carbone doit être consommé et transformé en CO2. Pour produire 1000 kg d’anode, ~150 kg de brai liant de charbon (ou de pétrole) est consommé. Le brai permet la mise en forme d’une poudre brute de carbone en un bloc utilisable dans le procédé Hall-Héroult. Il n’existe aucun substitut commercial aux brais de charbon ou de pétrole. Par leur origine fossile, l’impact CO2 des brais industriels sur l’empreinte carbone de l’aluminium est ~600 kg (équivalent) CO2 par tonne d’aluminium (~15% de l’empreinte carbone moyenne de l’aluminium produit au Québec). Le présent projet de recherche propose de développer un brai synthétique à empreinte carbone réduite pour décarboniser le procédé Hall-Héroult. Ce brai synthétique sera développé sur la base de la technologie de brai synthétique du Prof Philippe Ouzilleau de l’Université McGill.
Les résultats visent l’intégration de brais synthétiques à faible empreinte carbone dans la formulation des blocs de carbone, tout en maintenant des propriétés compétitives en termes de conductivité électrique et de densité.
Le présent projet permettra le transfert de la technologie de brai synthétique développée par le McGill Graphite Group vers Rio Tinto Alcan. Ce transfert vise son déploiement en environnement industriel afin d’en évaluer le potentiel comme procédé alternatif pour la fabrication d’électrodes. Le projet s’inscrit directement dans la stratégie de décarbonisation de Rio Tinto, en soutenant le développement de solutions technologiques innovantes et durables pour l’industrie de l’aluminium.
Le projet permettra de former deux étudiants au doctorat.
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